Rêves d'avenir

7c - Commentaires

J’ai beaucoup aimé la partie, merci de votre participation!. Merci aussi à notre “Guest Star” Hugo. J’ai créé l’aventure en fonction de sa présence, puisque je vise toujours la poursuite de l’histoire à la prochaine partie mais que ça me donnait l’occasion d’essayer des choses et d’explorer d’autres options.

  • Je n’avais jamais fait de flashbacks comme tels, même si j’en avais vécu dans les parties de F-X. J’ai bien apprécié, d’autant plus que je trouvais que l’aspect “rêve” de Tribe 8 s’intégrait très bien avec ce genre de perspective.
  • Vu l’expérience particulière que vous avez vécu (la vie entière d’une communauté, en accéléré!), vous pouvez vous mettre 2 point de Lore gratuits sur un des sujets abordés pendant cette histoire, du genre les Z’bri, Joshua, les Outlands, etc.
  • J’ai trouvé vraiment fascinant l’histoire du tribut. Vous auriez bien pu ne pas acquiescer, défendre la communauté et vous mettre les Flèches Rouges à dos, mais avez choisi de ne pas le faire, ce qui était tout à fait en personnage avec les Joshuans. Mais je pouvais sentir votre malaise, et même rester neutres dans la situation était risqué. Vraiment un dilemme poignant, j’ai beaucoup aimé vous voir le vivre comme MJ. :D
  • Si vous vous demandez “mais où était donc Abraham?”, ben en fait il était dans la peau de Sylvie, la mère de Jacques. Il a donc eu la même expérience que vous, mais d’une perspective légèrement différente. :)
  • Je change légèrement la façon de fonctionner pour l’XP, suite à des réflexions personnelles: même si vous n’êtes pas à la partie, votre personnage aura 1 XP quand même. C’est rétroactif pour les parties précédentes d’ailleurs. Oui, l’XP est une “récompense” pour une présence et des accomplissement, mais c’est surtout une mesure d’avancement du personnage, et le personnage avance lui aussi même en l’absence du joueur.

Comme d’habitude je vous encourage à me laisser vos commentaires (Hugo ça t’inclus), et puisqu’il y a un “hiatus” dans la partie d’F-X je vais peut-être en profiter pour faire un peu de T8.

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7b - ... puis la Mort.
Automne et Hiver de la communauté

Plusieurs années plus tard, un matin découvre un drame horrible. Les traces pointent vers une autre peuplade, plus sédentaire et beaucoup plus pacifiques que les Flèches Rouges, qui a développé l’agriculture grâce à certaines techniques et savoir du Monde Précédent (ils ont même une champignonnière à leur disposition). Les Joshuans ayant appris des rudiments de la langue locale avec les années, ils comprennent que certains de leurs enfants sont aussi portés disparus, et que des bêtes qu’ils comprennent être des Z’bri (des immenses masses de chair informe) ont saisi les plus jeunes de leur tribu.

Un groupe de guerriers Joshuans se forme, et ils prennent le sentier de la guerre. Pour des fils du Ravageur, c’est une seconde nature, l’enfance de l’art, et le Raid sur une bâtisse à flanc de montagne investie par les Z’bri et où les enfants sont prisonniers. Le raid est décisif et incisif (se déroulant dans un drôle d’endroit où des pylônes sont juchés jusqu’au haut de la montagne à intervalles réguliers, et les enfants (qui se voyaient menacés d’être “absorbé dans la collectivité Z’bri”) sont libérés et rendus à leurs tribus respectives, reconnaissantes.

Encore quelques années se passent. Jacques est maintenant marié et a un enfant. Le vieil ainé (Jocelyn) est décédé et Marc est depuis le leader de la communauté. C’est Luther, le chef “auréolé” des Flèches Rouges, qui les convie à un voyage de chasse pour entretenir des liens. En discutant, il passe la réflexion que les ressources de la région sont limitées (nourriture, gibier, poisson), et que la peuplade pacifique (dont ils ont sauvé les enfants) ne partage pas beaucoup ni son savoir ni ses avoirs, que ce sont des “faibles” et qu’il serait donc préférable de les éradiquer. Les Joshuans sont pris de court par une telle proposition, et proposent plutôt d’imposer un tribut en nourriture, à chaque saison. Mécontents mais conscients en voyant la présence des Flèches Rouges que l’alternative ne serait pas en leur faveur, la peuplade acquiesce.

S’en suivent plusieurs années de tribut périodique, versés sans histoire aux Joshuans et aux Flèches Rouges. Les caravanes Dahlian passent et viennent toujours à des intervalles irréguliers. Parfois, les Joshuans sont conscients que ceux-ci passent sans arrêter à leur colonie pour aller plus loin, sûrement vers d’autres communautés. Jusqu’au jour où l’un des Squats sédentaires vient leur annoncer que le tribut ne sera plus payé, tout simplement. Même Martin, le fils de Luther (qui arbore fièrement le halo métallique de son père dans son propre crâne), en ignore les raisons. Lorsqu’ils vont sur place pour en investiguer les raisons, ils ne trouvent qu’un campement déserté.

Le mystère restera entier jusqu’à cette nuit fatidique où les Z’bri attaquent la colonie Joshuane, qui ne survivra pas.

Passé ces événements, je ne puis rien voir, un flou et un voile masquent la Rivière des Rêves. J’espère que ce que vous avez appris pourra vous aider.

Veruka se lève et les laisse se réveiller de leur long songe. Lorsqu’ils ouvrent les yeux, le matin est éclatant sur les ruines de la colonie. Le soleil luit sur le lac Emphray, et ils y voient la même beauté que Marc, Philippe et Claire ont vu il y a des dizaines d’années, ce jour glorieux où ils ont décidé de s’y installer.

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7a - Naissance et Prospérité
Le printemps d'une société

Le temps passe différemment quand on voyage via les rêves des autres. La première chose, c’est qu’on “vole” d’un souvenir à un autre à la vitesse de l’éclair mais qu’on sent passer chaque moment: on verra. La seconde chose qui se détache est qu’on ne se voit jamais vieillir: les autres membres de la communauté (dont Jacques) vieilliront devant leurs yeux, mais D’Lan dans la peau de Claire se verra toujours dans sa prime jeunesse.

Le premier rêve en est un de réjouissance: un mariage entre deux Joshuan de deux clans différent qui a lieu quelques semaines seulement après la fondation de la communauté. Les rites sont célébrés selon les traditions Joshuanes, et tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’un coup de tonnerre retentisse, issu d’une carabine entre les mains du chef d’une délégation Squat qui vient en ambassadeur. Le premier contact est froid, et l’allure de leur chef n’y est pas étrangère: il est percé de toutes part de pièces de métal, dont un grand cerceau métallique se logeant dans son crâne tel un auréole.

Ouverts, les Joshuans les invitent à la noce, et cela contribue à détendre l’atmosphère. Même lorsque des épreuves de Force ont lieu (en mémoire de Joshua) se soldent par une victoire marginale des Joshuans, ce qui est la meilleure issue possible puisque même la défaite est honorable. Si on ne peut parler d’alliance, on pourra dire que les relations avec ceux qu’on appelle “les Flèches Rouges” démarrent sur un bon pied. C’est aussi à cette noce que la décision est prise de construire un Temple à Joshua, qui sera nommé “Le Retour”, en prévision de la réalisation de sa prophécie.

Plusieurs mois plus tard, un rêve de chasse sur la neige… Marc (Jonhur), Claire (D’Lan) et Philippe (Bejmin) sont sur la trace d’un cerf. Une tactique exécutée à la perfection permet à Marc d’abattre le cerf d’un seul coup, mais l’hilarité cède place aux questionnements lorsqu’ils aperçoivent qu’une flèche rouge avait déjà transpercé le cou de l’animal. Des Flèches Rouges, un peu frondeurs, apparaîssent soudainement pour disputer à qui appartient le gibier. Les négociations sont assez courtes et se terminent au désavantage des Ex-Tribaux. Si c’était une blague ou s’ils les avaient réellement escroqués restera une question non-répondue, mais ce qu’on sait c’est que les Flèches Rouges ont été réveillés cette même nuit, la lame de Marc sous la gorge:

Qu’on se comprenne bien… le gibier que vous traînez est un cadeau de notre tribu à la votre, et portez-le comme tel chez vous. Si nos chemins se recroisent de telle façon lors d’une chasse, le résultat en sera probablement différent. Souvenez-vous que c’est ma lame qui a fait sauter net la tête de l’animal.

Cet hiver se terminera sur une caravane de Dahlians, venus de Vimary, qui sont venus troquer nouvelles et babioles avec la colonie, et leur interpréter des pièces de théâtre du Monde d’Avant (L’une d’elle, “Pierkurzi et Maritifo”, les toucha profondément). Les Dahlians étaient surpris de l’existence des Joshuans, mais s’ils comptaient l’ébruiter, ils n’en laissèrent rien paraître.

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7 - Vie et Mort de Mahgog
Il y a de la puissance dans les rêves d'une communauté entière

Marcher dans le village mort de Mahgog est une expérience glauque, entre les charpentes des habitations parfois rasées et parfois si intactes qu’on croirait que ses occupants vont revenir à tout moment. Jacques endure stoïquement la vision de sa vie dévastée pendant plusieurs minutes, avant de fléchir et tomber à genoux, les yeux larmoyants. Abraham se presse à son côté pour le rassurer et le soutenir, ne pouvant endurer la vision d’un homme si fier réduit à souffrir ainsi.

Plusieurs cadavres, nettoyés par l’hiver et par des animaux sauvages parsèment la colonie défunte, et Bejmin propose des plans pour leur donner une sépulture décente. Le camp s’établit lentement et en silence, tant l’ambiance est irréelle et la méfiance persistante. C’est autour du feu que les discussions s’animent un peu plus. Le doute règne, tel qu’exprimé par Jonhur et Jacques lui-même:

Autant je sentais avoir une destinée à remplir ou un travail à finir, autant arrivé ici je ne sais pas pourquoi je suis venu, sinon pour voir les reliques du passé. Pourquoi déranger les morts?

Sur ces interrogations, tous se couchent et s’endorment paisiblement. Même Bejmin s’endort pendant son tour de garde, victime sans le savoir de puissants rêves qui l’attirent à la rivière des rêves. Ils sont réveillés par une silhouette courbée qui marche dans le camp autour du feu… c’est Veruka qui désirait leur parler.

Cet endroit est chargé des rêves d’une communauté entière. Des rêves très puissants, très chargés d’émotion. Je ne vois pas clairement ce qui peut s’y être passé, il y a un voile qui obstrue ma vision. La rivière des rêves ne coule pas que dans une direction… je peux vous accompagner pour que vous “chevauchiez” les rêves de ces gens, afin d’en apprendre plus sur eux. Il s’agira au fond d’un rêve dans un rêve, et peut-être même rêverez-vous dans ce rêve pour pouvoir me parler…

Ils acquiècent, et se “réveillent” sur une vision magnifique du site de la colonie, encore vierge et magnifique au bord du lac Emphray. Ils sont derrière les yeux de Marc , Philippe et Claire, à la tête d’une caravane de membres de la tribu du défunt Joshua, transportant ce qu’il reste de leurs vies (et de leur Fatima, sous la forme d’artefacts). Un jeune enfant nommé Jacques court tout enjoué autour d’eux, et leur première pensée est la même:

Cet endroit est parfait pour établir notre colonie.

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6c - Commentaires

Excellente partie, merci encore. Commentaires!

  • Malgré le “short staff”, ça donne une ambiance différente avec seulement deux joueurs, qui peut parfois être un peu lourde sur chaque joueur, mais ça donne quand même un niveau d’engagement particulier je trouve.
  • Laissez-vous aller sur la Synthesis! La suggestion d’F-X d’utiliser Unity pour parler un language commun avec Gab était excellente, je comprends pas pourquoi Julien tu ne l’as pas attrappé au vol!
  • Pour le combat contre les loups, le but n’était absolument pas de tuer les loups, mais de préserver la famille; plus ça prenait de temps, plus la famille morflait. Il y avait des alternatives. Tout simplement, un énorme bruit aurait probablement effrayé, mais l’idée d’F-X de cibler le chef était très porteuse.
  • Le outdoor gaming, c’est moins agréable avec le flot continu des avions qui atterrissent au-dessus de VSL. :(

Voilà. Comme toujours, je prends vos “more of” avec grâce. À la prochaine partie, ça devrait prendre un tournant assez significatif, mais je me devrai de vous redonner un “avertissement” sur la non-linéarité de ma campagne… j’ai hâte!

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6b - Ceux laissés derrière

Le jeune Squat, qui dit s’appeller “Gab”, ne parle pas la langue Tribale, et c’est par gestes et expressions qu’il communique avec les Bannis. Ils retournent à son village, transportant le corps blessé de celle qui semble sa mère, et une fois sur place tissent des liens tant bien que mal. Le jeune Gab leur fait comprendre sans ambiguïté qu’il viendra avec eux, qu’ils le désirent ou non.

Le soir, au campement, les voyageurs aperçoivent des formes sombres, comme d’énormes oiseaux, qui contrastent avec le ciel clair dans la nuit, ce qui les inquiète malgré tout. Loquace (mais dans le mauvais dialecte), leur guide leur est cependant d’une grande aide puisqu’ils se rendent compte qu’ils évitent des bandes de Squats plus aggressifs que ceux de Gab, en plus de prendre plus que sa part des tours de garde.

Le territoire se transforme lentement pour devenir plus inhospitaliers, et à l’horizon on voit se dresser… la stature d’un Ziggurat Z’bri, pour le plus vif déplaisir des comparses. Rien à faire: la rivière est gonflée de la crue du printemps et le seul endroit où passer est un pont d’os et de chair gardé par des Serfs lourdement “améliorés”.

Le groupe décide de s’approcher doucement et de voir s’il y a une voie pacifique. Celle-ci est de courte durée: les Serfs proposent effectivement un marché pour leur passage, mais celui-ci leur demanderait une quantité considérable de nourriture. C’est inacceptable pour Bejmin et un D’lan qui contenait sa rage avec difficulté.

Les Serf sont massacrés en un clin d’oeil.

Le groupe est environ à mi-chemin sur le pont lorsque ce dernier laisse d’abord ressentir un frémissement, avant de se détacher carrément de la rive d’où ils arrivent, et se cabre pour tenter de tuer les trépasseurs. Tous se précipitent et s’accrochent comme ils le peuvent, sauf… Gab, qui plonge dans la rivière vers une mort certaine. Le temps n’est pas encore au Deuil, puisque les formes qui présagaient dans le ciel nocturne fondent maintenant sur nos héros qui cherchent le couvert des arbres.

Un carreau de Bejmin cloue la forme la plus proche au sol, et tous s’échappent en sûreté après une course éffrénée. Quelques courts jours plus tard, sur la rive d’un lac qu’ils ont longé, les ruines d’un amoncellement aparaissent.

Mahgog. Enfin.

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6a - Le Départ
Quand ce qu'on laisse derrière n'est guère décevant

L’hiver doux laissa place à un printemps précoce, lorsque Jonhur vint à Abraham pour lui dire tout simplement:

Il est temps. J’ai eu une vision hier, il est temps.

Abraham ressentit la vérité dans ses mots, et alla trouver Bejmin, D’Lan et Jacques. Ceux-ci avaient déjà parlé de leur projet, devant des réactions diverses: Kyrt se désolait de voir Bejmin partir pour de telles chimères, et Hal Ninva leur offrit quelques miches de pain pour le voyage, dans une dérision semi-dissimulée.

À la veille du départ, Veruka vint les trouver, aidée dans ses pas par l’un de ses aides. Elle dit à Abraham: “J’aimerais bien vous accompagner si cela ne vous dérange pas”. Abraham, un peu mal à l’aise devant la décrépitude de l’ancienne Yagan, acquiesca tout de même. Elle éclata de rire devant ses balbutiements: c’est par les Songes qu’elle se joindrait à eux!

Les premiers kliks (une mesure de Keepers) se font à bon train et sans histoire. Ils rencontrent une bande d’Agnites en exploration, qu’Abraham aborde d’un ton paternel avant que Bejmin ne les envoie apeurés sur leur chemin. Plus loin, au détour d’un chemin, les palissades d’un village Squat. En s’approchant, la mine patibulaire des gardes à la porte freine un peu les amitiés des voyageurs, mais à force de discussion Abraham réussit à troquer les services de guérisseur de Bejmin pour quelques matériaux de qualité. La solidité des relations commerciales avec ce village ne passera pas à la (courte) histoire des Fallens, mais ils continuent la route sans encombres.

Le soir vient, et le camp est dressé sans embûche. Au lendemain, c’est le détour d’une route qui apporte une surprise: un jeune Squat, épée à la main, qui sort de la forêt en criant, apeuré! D’Lan brandit son épée derechef, mais Abraham et Bejmin calment le jeu assez longtemps pour comprendre que des gens qui sont chers au fuyard se font attaquer plus loin dans les bois.

Ils accourent, laissant Jacques et Jonhur garder leur travois (on n’est jamais trop prudents). Une fois arrivés ils voient une meute de loups affamés qui s’approche de trois femmes sans défense. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les traits de familles de tout ces gens, et comprendre pourquoi le jeune squat est si affolé de cette attaque.

D’Lan, Abraham et Bejmin frappent comme l’éclair. Bejmin en particulier a la bonne idée de cibler le chef de la meute, et les loups s’enfuient sans demander leur reste. Ce sont les talents de guérisseur de Bejmin, aidés des pouvoirs de la Déesse, qui font encore une fois miracle et la femme est rescapée. Pour cette fois.

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6 - Tempérance
Un hiver plus doux que prévu

Après les événements surprenants et violents de l’automne, c’est un calme relatif qui s’installe à Hom, ce qui n’est pour déplaire à personne. Tous sont encore mal à l’aise des gestes qui ont été posé (par nécéssité, il faut le dire) par Bejmin, Abraham et D’Lan afin de sauver Kymber Reva et les Fallens de façon plus générale.

Il faut bien s’occuper.

Bejmin décide d’apprendre la chasse, excédé de dépendre d’autres pour assurer sa subsistance. Il se bute d’abord à Mek et aux Jackers, qui jettent leur dévolu sur la chasse au Z’bri, mais trouve bientôt compagnie avec Kyrt et d’autres Hérites, qui lui sont plus sympathique et l’invitent à leurs excursions. D’Lan est détaché, voire morose, et plus distant qu’à l’habitude et passe beaucoup de temps avec Havark. Veruka tente de s’en approcher mais avec un succès limité. Note intéressante, l’ex-Juge Ariel a été bannie, et a rejoint une cellule de Fallens depuis.

Autour d’eux les visages familiers sont présents. Jacques, qui semble plus mélancolique que jamais, a un sentiment d’avoir laissé quelque chose inachevé. Jonhur et Chevon se querellent et débattent de points précis de prophécie. Hal Ninva séduit par se discours, et Kymber Reva se panse ses blessures.

Abraham, lui, s’est mis en tête de construire une demeure plus grande pour lui et ses amis Cyniques. Il vise une maison forte, peut-être même à deux étages, près de Junks avec qui il pourra partager certaines commodités. Il met sur pied une cave et une charpente qui impressionnent, mais se bute rapidement à la rareté des matérieux d’Hom.

C’est en martelant la tôle qu’il a d’ailleurs une vision:

Les coups de son marteau résonnent puissamment, et il lève les yeux, réalisant qu’il est seul dans une plaine herbeuse. Au loin, le tonnerre gronde au rythme du bruit sur la tôle, et des éclairs impressionnants couronnent des montagnes massives. Le ciel est une couronne de nuages gris foncé, qui se résorbe tranquillement pour se rassembler devant lui au-dessus de ces mêmes montagnes, formant une silhouette qui lui est étrangement familière: le symbole de Joshua Ravageur, le même qui orne le front de Jacques.

Ne pouvant trouver conseil lui convenant, il finit par s’en ouvrir (un peu à reculons et par hasard) à Jonhur, qui en bon Doomsayer est catalysé par cette vision. Il établit même des parallèles avec ses propres visions d’événements majeurs à venir pour la 8e Tribu. Il établit rapidement qu’une quête est confiée à Abraham, qu’il ne doit pas l’ignorer, et que la destination est toute indiquée: Mahgog, la défunte colonie Joshuane.

Après quelques discussions, et voyant l’occasion à la fois d’explorer un peu plus que Hom et ses alentours et de mettre la main sur des matériaux de construction, l’accord est passé: ils partirons au printemps.

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5b - Commentaires

Merci comme toujours pour la partie, commentaires:

  • J’ai lu pas mal de romans policiers dernièrement, et c’est un peu mon essai sur l’enquête de crime très “noire”, et je crois avoir relativement réussi, ce qui est vraiment une première pour moi.
  • Bien meilleure utilisation de la Synthesis pour tous, bravo! Comme vous voyez c’est un outil très polyvalent et vous l’utilisez de mieux en mieux.
  • Je n’avais pas réalisé à quel point le côté “horreur” de Tribe 8 était facile à faire ressortir, mais c’est sur que les Z’bri (comme d’autres adversaires) se prêtent bien à rendre tout le monde mal à l’aise.
  • Ben Stiller comme élément de décor, c’est distrayant (pour moi le premier! :))

Comme à l’habitude, je vous invites à me dire vos “more of”, prochaine partie on devrait aborder la suite que j’avais déjà prévue. Je ne veux presser personne alors si vous avez des actions que vous voulez faire absolument allez-y mais à priori je pensais avancer sérieusement dans le temps jusqu’au milieu de l’hiver.

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5a - le sillage de la lame sur le cou

Alors que Bejmin et que D’Lan sont au chevet des évanouis, un doute horrible assaille Abraham, qui était témoin de la scène…. Porelyn, qui dit des mots à l’oreille de Steeve, qui lui-même embrasse Kymber Reva, qui se lève et va donner une accolade à …

Mek. Il est horrifié des conséquences possibles si ses doutes s’avèrent.

De concert, Porelyn se montre surprise d’être présente à Junks, et Steeve est incrédule d’avoir embrassé Kymber Reva: Petyr était son meilleur ami. Mek, lui, ne semble pas à son meilleur, il est pâle, verdâtre même, et sue abondamment, agrippant le pommeau de son épée à s’en blanchir les jointures. Abraham utilise la Rivière des Rêves pour lui prêter main-forte et l’empêcher de succomber à la présence qui l’habite, alors que D’Lan s’en prend à cette présence justement, la narguant afin de lui faire sortir sa furie.

Le résultat est double: Abraham a sans doute évité le pire alors que Mek reprend brièvement conscience et crie d’un ton sans équivoque “RECULEZ!” (causant la fuite de la plupart des spectateurs), en maîtrisant d’un grand effort pour que son premier geste ne sème pas la mort (qui aurait sans doute atteint Jacques). Par contre, le courroux de la créature se déchaîne et il fonce vers D’Lan, animé de ce sens du combat qu’on connaît bien à Mek.

Quelques coups sont échangés, tous hésitant un peu à attaquer le Jacker pour lequel ils ont tant de respect. La créature, une fois ses esprits repris, se lance et tackle durement Kymber à nouveau.

Kymber! Noooonnn!

S’écrie Abraham, bien conscient de ce qui vient de se passer. Kymber se relève à nouveau, Mek ayant perdu connaissance, et le combat arrive à un hiatus, où tout le monde se dévisage. On peut lire le regard fou et étranger dans les yeux de Kymber Reva.

Médiocres, vous êtes médiocres. Vous allez devoir vous plier à mes désirs et me laisser partir. Aussi, faites un bon examen de conscience, car comment croyez-vous que je sois arrivé à Hom si ce n’est que par la collaboration de l’un d’entre vous? Hahaha! Jurez-moi par la Déesse que vous chasserez J’Zell, je vous dirai qui est mon collaborateur, et vous me laisserez partir avec son corps. Vous êtes impuissants, j’ai l’avantage car vous tenez trop à cette enveloppe charnelle.

Pour illustrer son propos, il déforme la main de Kymber Reva, laissant percer les os au bout de ses doigts pour lui donner des griffes inhumaines. Comme pour souligner, le vrai visage de Kymber transparaît un instant, hurlant de douleur et suppliant de cesser cette torture.

Tout le monde hésite, mais personne ne cède… les divisions sont évidentes, Abraham considérant que c’est peut-être un sacrifice acceptable, mais Bejmin et D’Lan refusant de céder. Quand on arrive à une impasse, tout déboule: Abraham se jette sur Kymber dans l’espoir irraisonné “d’absorber” la créature, D’Lan et Bejmin frappent et blessent durement la créature, qui avait commencé à se aire “pousser” des ailes afin de s’enfuir. C’est un carreau de Bejmin qui met fin à sa course, l’envoyant le visage dans la poussière, immmobile.

Méfiant, D’Lan saisit un tisonnier et l’enfonce dans l’épaule du corps, sans causer de réaction. Personne n’ose y toucher. On a ensuite une idée, et on se saisit de “Cleb”, le chien d’un des résident de Junks, et on le pousse sur la dépouille. D’Lan lui tranche ensuite la tête, causant comme “un miroir qu’on brise” dans l’esprit de tous. Cela semble terminé… pour l’instant. Kymber Reva se réveille, souffrante, avec une main qui restera déformée.

Dehors, les Bannis continuent de festoyer, ignorants du drame qui vient de se produire, alors que les discussions à l’intérieur de Junks sont beaucoup plus sombres: un Banni a collaboré, il faudra le trouver, et beaucoup de gestes commis ce soir (par Bejmin et D’Lan en particulier) prendront du temps avant d’obtenir pardon aux yeux de tous.

L’hiver s’annonce long.

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