Rêves d'avenir

1c - Commentaires et impressions, 1ère partie
  • L’univers de Tribe 8 n’a pas son pareil: du souk de Bazaar jusqu’aux tour infernales des Z’bri, il offre beaucoup de possibilités, et il frappe assez l’imaginaire pour que les joueurs s’y sont retrouvés assez facilement.
  • Pas facile de “mettre la table”, ça prend plus de temps que je ne le croyais. Ça a été un peu trop “railroad” à mon goût (ça a dû paraître en plus) mais pour une mise en scène il est difficile de faire autrement.
  • Silhouette est complexe, y’a pas de doutes. Les calculs d’habiletés sont difficiles, et les dés ne pardonnent pas vraiment.
    • Je ne regrette absolument pas par contre d’avoir opté pour des scores de défense “fixe” pour les adversaires moins importants, ça a grandement simplifié les combats. En relisant des stats par contre je me rend compte que c’est un genre de système qui pourrait “briser” à des valeurs plus élevées (par exemple si un score de défense “fixe” est de 6 ou plus), il faudra que je trouve une solution pour ça. Puisque ce sont généralement des “personnages” et pas des “mooks” qui sont
  • Je crois que mon système de “mouvement abstrait” a du potentiel: ce que j’ai vu hier était fluide mais donnait des possibilités intéressantes de tactiques de combat sans pour autant tomber dans le “à 1” près”. Il a besoin d’un peu de raffinement mais je crois que c’est quelque chose à développer.
    • Dans l’immédiat, je pense qu’une modification simple à “2 points de mouvement par tour” rendrait les choses beaucoup plus simples, permettant à quelqu’un de franchir une zone et d’aller au corps-à-corps en un tour.

Une autre idée m’est venue, je vais voir si ça a des chances. Je veux que les joueurs puissent soumettre un “More of <quelque>” pour les choses qu’ils souhaiteraient avoir plus dans la partie, par exemple via les commentaires. Je vais leur demander.

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1b - Reprendre son souffle

Sacha récupérait lentement de sa dure épreuve… l’un de ses doigts est noué sur lui-même et les cicatrices paraîtront longtemps dans son visage et sur son âme. Elle raconta tout de même son histoire, devant la surprise grandissante dans le visage de Rolf:

Je m’excuse… je suis désolée… j’ai été envoyée il y a un an à peu près, par la Juge Ariel, pour vous espionner. Je ne me sentais jamais vraiment “à ma place”, et ce qui m’a vraiment surpris c’est que j’ai trouvé ma place chez les tisseurs de rêve beaucoup plus que chez moi. Mais tout ça n’a plus d’importance, puisque je suis maintenant définitivement Bannie, et j’en suis même fière. Plus jamais je ne travaillerai contre la 8e Tribu.

Par contre, ce qui s’est passé il y a quelques jours m’horrifie encore. J’étais partie avec les Tisseurs pour explorer au Sud de Vimary et faire quelques échanges avec les Squats. Nous étions campés avec une caravane de Dahlians quand un homme poursuivi par des bêtes Z’bri a fait irruption dans le camp. Les Dahlians …Jev et …Darun me semble-t-il, ont tué les bêtes, et après avoir compris qui était le fugitif… on tué tous les Tisseurs. Je me suis échappée de justesse.

Elle fixa ensuite les gens assemblés de ses yeux larmoyants…

C’était un Joshuan. Cet homme…. était un vrai Joshuan…. nous les croyons éteints, dispersés, du moins c’est ce que les Fatimas nous ont dit. Il faut le retrouver.

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1a - In Extremis

Ils suivent, les yeux bandés et à la file indienne le Keeper jusque dans un endroit gris couvert d’un béton stérile de toute part, situé sous l’édifice qu’ils ciblent. Les Royaumes Célestes sont des édifices du Monde Précédent occupés dans leurs étages supérieurs par des Z’bri. C’est donc une condamnation à une mort certaine pour Sacha, mais ce n’est pas inhabituel lorsque la justice tribale s’abat un peu trop sévèrement sur un Fallen.

Au milieu des débris et de la poussière ils gravissent les étages via un long puits vertical sur la paroi duquel figure des échelons leur permettant de se rendre au 8e étage. Ils rencontrent alors des Serfs Z’Bri; des humains (sont-ils encore humains?) abominablement déformés mais qui semblent vouer un culte fanatique à leurs “maîtres”. Se lançant à l’attaque, ils en mettent la majorité hors-combat avant que surgisse de nulle part une patrouille de 3 Joanite se battant à grand’peine contre des monstuosités innommables semblant construites de corps de Serfs fusionnés dans un amalgame répugnant. Nos héros réussissent à aider la patrouille (non sans que l’un des Joanites meure aux griffes des monstres). C’est alors que Jen, en charge de la patrouille, les informe que la sentence de Sacha a été révoquée, et qu’elle a ordre via la Juge Ariel de la récupérer et de la libérer. Après un échange…musclé… avec D’Lan (portant entre autres sur l’utilisation des armes des défunts), tous s’entendent que leurs objectifs vont dans le même sens et que la collaboration est souhaitable. Hagbard, ayant récupéré quelques reliques sur son chemin, mentionne cependant que cette expédition est maintenant au-delà de ses capacité, et qu’il les attendra dans le sous-terrain pour les ramener

Gravissant graduellement les étages, le décor devient de plus en plus surréel…. le sol devient lisse et rouge comme le sang, on voit des tentures semi-transparentes de chair et de cuir et des colonnes faites d’os… on dirait même que le building “respire”, tant des courants d’air chaud se font sentir à intervalles régulier. Les murs semblent tapissés d’une pilosité qui s’hérisse lorsqu’on l’effleure. Une fois rendus au dernier étage, un spectacle dérangeant s’offre à eux: Deux êtres à la fois inhumainement beaux et repoussants s’affairent à interroger et torturer une Sacha visiblement désemparée et en douleur. L’un des deux êtres quitte les lieux, et pendant ce temps l’autres continue l’interrogation…

“Dis-moi, dis à Illam, petite fallen, ce qu’Ariel pouvait bien mijoter et avoir en tête pour toi… “

Sa séance de torture fut interrompue par une lame surgissant de son torse. D’Lan avait en effet discrètement profité de sa distraction, et d’un coup magistral d’épée pourfendit la bête, qui poussa un cri inhumain et horrifiant. Les comparses s’emparèrent du corps de Sacha et s’enfuirent par les escalier alors que la seconde bête revenait, accompagné d’une horde de monstrosités. Vil, un autre membre de la patrouille Joanite qui était déjà blessé, se sacrifia pour ralentir les bêtes et offrir du temps à la troupe de s’échapper. À l’étage inférieur, de mauvaises surprises les attendaient alors que des Serfs se ruaient sur eux et que leurs voies de sorties étaient coupées. Tout semblait sans espoir, mais un “DING!” se fit entendre et une porte métallique s’ouvrit: Hagbard semblait avoir réparé un ascenseur et tout le monde s’y engouffra in extremis, pour se retrouver en lieu sûr dans le sous-sol. C’était moins une. Jen la Joanite prit congé d’eux après les avoir remercié, et tous retournèrent à Hom, haletants.

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1 - Quand la bise fut venue

L’automne est froid à Hom. Abraham, Bejmin et D’Lan triment dur aux diverses tâches essentielles à ce que les Fallens, cette tribu naissante, passe l’hiver sans embûche. Lors d’une visite à Junks, “Barbier” (ironiquement un homme gaillard à la pilosité faciale hirsute) s’adresse à leur cellule car il commence déjà à bâtir les provisions pour l’hiver et leur demande d’aller échanger des provisions à Bazaar.

La troupe passe sans embûche le pont des Déchus (au prix modique de quelques babioles de métal façonnées par Abraham, et rendus à Bazaar les négociations vont bon train pour rapporter tout ce que Barbier désire pour l’hiver. L’entente avec ce dernier est bonne: en retour de leurs services il leur fournira une part assurée de ce qui sera concocté avec le four de son établissement, et de façon générale sa gratitude.

Un mouvement inhabituel attire l’attention de Bejmin, et l’inquiète: la Garde Joanite est en train de fermer le carré marchand où ont lieu leurs tractations. Ne pouvant franchir les patrouilles Joanites, ils abritent leur charrette juste à temps pour voir une Fallen (qu’ils reconnaissent comme étant Sacha), traînée derrière des cavaliers Joanites. La foule comprend alors ce qui se passe et commence à lancer des fruits pourris et des injures à la condamnée. Une juge de Tera-Sheba, Ariel, s’avance alors et crie haut et fort que cette dernière à été condamnée par le juge Sakai à être livrée aux bêtes des Royaumes Célestes, ce qu’elle mérite pleinement puisqu’elle a tourné son dos aux Fatimas.

Nos fallens commencent à élaborer des plans afin de délivrer ce qui reste une compatriote de Hom. C’est alors que Rolf, un autre Tisseur de Rêve, attire leur attention, et ce juste avant que n’éclate l’orage: Bejmin tire un coup d’arbalète qui vient trancher net les liens de Sacha, lui évitant de se faire piétiner à mort lorsque la foule en furie (montée par D’Lan et Abraham) bouscule les gardes Joanites. Ceux-ci s’emparent alors de la prisonnière et fuient le square (bien décidés à exécuter leurs ordres). La juge Ariel, paniquant, fuit aussi et le square se vide d’une foule histérique, laissant le loisir à nos Fallens de ramasser leur chariot et de se rendre dans “L’antre de Theren”, un lieu “neutre” de Bazaar. Là, Rolf leur explique qu’il faut récupérer Sacha, et leur présente quelqu’un qui les aidera à le faire: le Keeper Hagbard. Ils acquiècent, reconnaissant que Sacha n’en aura pas pour longtemps à vivre sinon.

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0 - Points de vues
Visions différentes d'un matin gris

Sacha se glissa dans ses pantalons de toile et poussa un soupir devant la maigre assiette de fèves qui lui servirait de déjeuner. Se frayant un chemin entre les dormeurs éparpillés sur les planchers de la salle commune, elle rafla au passage le petit miroir de Rolf, qu’il lui prêtait toujours lorsqu’elle avait à se plonger dans la Rivière des Rêves. Sortant de la demeure chambranlante de sa Cellule, les Tisseurs de Rêves, elle marcha dans un Hom encore endormi jusqu’au Pont du Sud, et gravit sa lourde structure métallique lentement dans l’air froid du matin.

Une fois perchée confortablement sur le rebord d’un poutre, elle fixa son image dans la pièce de métal polie et se perdit dans un Songe profond…


La Juge Ariel goûta à son potage – froid -, du bout des lèvres. Sa femme de chambre, une Evan endettée à sa famille depuis des années la débarrassa de ses couverts. On avait condamnée cette femme à la servitude envers la famille de ses victime (qui par coïncidence était aussi la famille du Juge ayant rendu la sentence, mais personne ne s’en formalisait). Ariel passa en revue les cas de la journée, et grava sur un morceau de bois mou l’ordre dans lequel elle procéderait. Elle dut aussi prévoir un peu de temps pour des rencontres… spéciales (elle grimaça à cette pensée). C’est avec un morceau de bois bien griffé qu’elle sortit dans un brouillard qui émanait des canaux autour de sa demeure.

Elle regarda au loin à travrs la Cité Engloutie, et scruta Hom, visible de l’autre côté de la Grande Rivière. Il lui sembla voir brièvement étinceler une lumière sur le Pont Sud.

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