Rêves d'avenir

6c - Commentaires

Excellente partie, merci encore. Commentaires!

  • Malgré le “short staff”, ça donne une ambiance différente avec seulement deux joueurs, qui peut parfois être un peu lourde sur chaque joueur, mais ça donne quand même un niveau d’engagement particulier je trouve.
  • Laissez-vous aller sur la Synthesis! La suggestion d’F-X d’utiliser Unity pour parler un language commun avec Gab était excellente, je comprends pas pourquoi Julien tu ne l’as pas attrappé au vol!
  • Pour le combat contre les loups, le but n’était absolument pas de tuer les loups, mais de préserver la famille; plus ça prenait de temps, plus la famille morflait. Il y avait des alternatives. Tout simplement, un énorme bruit aurait probablement effrayé, mais l’idée d’F-X de cibler le chef était très porteuse.
  • Le outdoor gaming, c’est moins agréable avec le flot continu des avions qui atterrissent au-dessus de VSL. :(

Voilà. Comme toujours, je prends vos “more of” avec grâce. À la prochaine partie, ça devrait prendre un tournant assez significatif, mais je me devrai de vous redonner un “avertissement” sur la non-linéarité de ma campagne… j’ai hâte!

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6b - Ceux laissés derrière

Le jeune Squat, qui dit s’appeller “Gab”, ne parle pas la langue Tribale, et c’est par gestes et expressions qu’il communique avec les Bannis. Ils retournent à son village, transportant le corps blessé de celle qui semble sa mère, et une fois sur place tissent des liens tant bien que mal. Le jeune Gab leur fait comprendre sans ambiguïté qu’il viendra avec eux, qu’ils le désirent ou non.

Le soir, au campement, les voyageurs aperçoivent des formes sombres, comme d’énormes oiseaux, qui contrastent avec le ciel clair dans la nuit, ce qui les inquiète malgré tout. Loquace (mais dans le mauvais dialecte), leur guide leur est cependant d’une grande aide puisqu’ils se rendent compte qu’ils évitent des bandes de Squats plus aggressifs que ceux de Gab, en plus de prendre plus que sa part des tours de garde.

Le territoire se transforme lentement pour devenir plus inhospitaliers, et à l’horizon on voit se dresser… la stature d’un Ziggurat Z’bri, pour le plus vif déplaisir des comparses. Rien à faire: la rivière est gonflée de la crue du printemps et le seul endroit où passer est un pont d’os et de chair gardé par des Serfs lourdement “améliorés”.

Le groupe décide de s’approcher doucement et de voir s’il y a une voie pacifique. Celle-ci est de courte durée: les Serfs proposent effectivement un marché pour leur passage, mais celui-ci leur demanderait une quantité considérable de nourriture. C’est inacceptable pour Bejmin et un D’lan qui contenait sa rage avec difficulté.

Les Serf sont massacrés en un clin d’oeil.

Le groupe est environ à mi-chemin sur le pont lorsque ce dernier laisse d’abord ressentir un frémissement, avant de se détacher carrément de la rive d’où ils arrivent, et se cabre pour tenter de tuer les trépasseurs. Tous se précipitent et s’accrochent comme ils le peuvent, sauf… Gab, qui plonge dans la rivière vers une mort certaine. Le temps n’est pas encore au Deuil, puisque les formes qui présagaient dans le ciel nocturne fondent maintenant sur nos héros qui cherchent le couvert des arbres.

Un carreau de Bejmin cloue la forme la plus proche au sol, et tous s’échappent en sûreté après une course éffrénée. Quelques courts jours plus tard, sur la rive d’un lac qu’ils ont longé, les ruines d’un amoncellement aparaissent.

Mahgog. Enfin.

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6a - Le Départ
Quand ce qu'on laisse derrière n'est guère décevant

L’hiver doux laissa place à un printemps précoce, lorsque Jonhur vint à Abraham pour lui dire tout simplement:

Il est temps. J’ai eu une vision hier, il est temps.

Abraham ressentit la vérité dans ses mots, et alla trouver Bejmin, D’Lan et Jacques. Ceux-ci avaient déjà parlé de leur projet, devant des réactions diverses: Kyrt se désolait de voir Bejmin partir pour de telles chimères, et Hal Ninva leur offrit quelques miches de pain pour le voyage, dans une dérision semi-dissimulée.

À la veille du départ, Veruka vint les trouver, aidée dans ses pas par l’un de ses aides. Elle dit à Abraham: “J’aimerais bien vous accompagner si cela ne vous dérange pas”. Abraham, un peu mal à l’aise devant la décrépitude de l’ancienne Yagan, acquiesca tout de même. Elle éclata de rire devant ses balbutiements: c’est par les Songes qu’elle se joindrait à eux!

Les premiers kliks (une mesure de Keepers) se font à bon train et sans histoire. Ils rencontrent une bande d’Agnites en exploration, qu’Abraham aborde d’un ton paternel avant que Bejmin ne les envoie apeurés sur leur chemin. Plus loin, au détour d’un chemin, les palissades d’un village Squat. En s’approchant, la mine patibulaire des gardes à la porte freine un peu les amitiés des voyageurs, mais à force de discussion Abraham réussit à troquer les services de guérisseur de Bejmin pour quelques matériaux de qualité. La solidité des relations commerciales avec ce village ne passera pas à la (courte) histoire des Fallens, mais ils continuent la route sans encombres.

Le soir vient, et le camp est dressé sans embûche. Au lendemain, c’est le détour d’une route qui apporte une surprise: un jeune Squat, épée à la main, qui sort de la forêt en criant, apeuré! D’Lan brandit son épée derechef, mais Abraham et Bejmin calment le jeu assez longtemps pour comprendre que des gens qui sont chers au fuyard se font attaquer plus loin dans les bois.

Ils accourent, laissant Jacques et Jonhur garder leur travois (on n’est jamais trop prudents). Une fois arrivés ils voient une meute de loups affamés qui s’approche de trois femmes sans défense. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les traits de familles de tout ces gens, et comprendre pourquoi le jeune squat est si affolé de cette attaque.

D’Lan, Abraham et Bejmin frappent comme l’éclair. Bejmin en particulier a la bonne idée de cibler le chef de la meute, et les loups s’enfuient sans demander leur reste. Ce sont les talents de guérisseur de Bejmin, aidés des pouvoirs de la Déesse, qui font encore une fois miracle et la femme est rescapée. Pour cette fois.

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6 - Tempérance
Un hiver plus doux que prévu

Après les événements surprenants et violents de l’automne, c’est un calme relatif qui s’installe à Hom, ce qui n’est pour déplaire à personne. Tous sont encore mal à l’aise des gestes qui ont été posé (par nécéssité, il faut le dire) par Bejmin, Abraham et D’Lan afin de sauver Kymber Reva et les Fallens de façon plus générale.

Il faut bien s’occuper.

Bejmin décide d’apprendre la chasse, excédé de dépendre d’autres pour assurer sa subsistance. Il se bute d’abord à Mek et aux Jackers, qui jettent leur dévolu sur la chasse au Z’bri, mais trouve bientôt compagnie avec Kyrt et d’autres Hérites, qui lui sont plus sympathique et l’invitent à leurs excursions. D’Lan est détaché, voire morose, et plus distant qu’à l’habitude et passe beaucoup de temps avec Havark. Veruka tente de s’en approcher mais avec un succès limité. Note intéressante, l’ex-Juge Ariel a été bannie, et a rejoint une cellule de Fallens depuis.

Autour d’eux les visages familiers sont présents. Jacques, qui semble plus mélancolique que jamais, a un sentiment d’avoir laissé quelque chose inachevé. Jonhur et Chevon se querellent et débattent de points précis de prophécie. Hal Ninva séduit par se discours, et Kymber Reva se panse ses blessures.

Abraham, lui, s’est mis en tête de construire une demeure plus grande pour lui et ses amis Cyniques. Il vise une maison forte, peut-être même à deux étages, près de Junks avec qui il pourra partager certaines commodités. Il met sur pied une cave et une charpente qui impressionnent, mais se bute rapidement à la rareté des matérieux d’Hom.

C’est en martelant la tôle qu’il a d’ailleurs une vision:

Les coups de son marteau résonnent puissamment, et il lève les yeux, réalisant qu’il est seul dans une plaine herbeuse. Au loin, le tonnerre gronde au rythme du bruit sur la tôle, et des éclairs impressionnants couronnent des montagnes massives. Le ciel est une couronne de nuages gris foncé, qui se résorbe tranquillement pour se rassembler devant lui au-dessus de ces mêmes montagnes, formant une silhouette qui lui est étrangement familière: le symbole de Joshua Ravageur, le même qui orne le front de Jacques.

Ne pouvant trouver conseil lui convenant, il finit par s’en ouvrir (un peu à reculons et par hasard) à Jonhur, qui en bon Doomsayer est catalysé par cette vision. Il établit même des parallèles avec ses propres visions d’événements majeurs à venir pour la 8e Tribu. Il établit rapidement qu’une quête est confiée à Abraham, qu’il ne doit pas l’ignorer, et que la destination est toute indiquée: Mahgog, la défunte colonie Joshuane.

Après quelques discussions, et voyant l’occasion à la fois d’explorer un peu plus que Hom et ses alentours et de mettre la main sur des matériaux de construction, l’accord est passé: ils partirons au printemps.

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5b - Commentaires

Merci comme toujours pour la partie, commentaires:

  • J’ai lu pas mal de romans policiers dernièrement, et c’est un peu mon essai sur l’enquête de crime très “noire”, et je crois avoir relativement réussi, ce qui est vraiment une première pour moi.
  • Bien meilleure utilisation de la Synthesis pour tous, bravo! Comme vous voyez c’est un outil très polyvalent et vous l’utilisez de mieux en mieux.
  • Je n’avais pas réalisé à quel point le côté “horreur” de Tribe 8 était facile à faire ressortir, mais c’est sur que les Z’bri (comme d’autres adversaires) se prêtent bien à rendre tout le monde mal à l’aise.
  • Ben Stiller comme élément de décor, c’est distrayant (pour moi le premier! :))

Comme à l’habitude, je vous invites à me dire vos “more of”, prochaine partie on devrait aborder la suite que j’avais déjà prévue. Je ne veux presser personne alors si vous avez des actions que vous voulez faire absolument allez-y mais à priori je pensais avancer sérieusement dans le temps jusqu’au milieu de l’hiver.

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5a - le sillage de la lame sur le cou

Alors que Bejmin et que D’Lan sont au chevet des évanouis, un doute horrible assaille Abraham, qui était témoin de la scène…. Porelyn, qui dit des mots à l’oreille de Steeve, qui lui-même embrasse Kymber Reva, qui se lève et va donner une accolade à …

Mek. Il est horrifié des conséquences possibles si ses doutes s’avèrent.

De concert, Porelyn se montre surprise d’être présente à Junks, et Steeve est incrédule d’avoir embrassé Kymber Reva: Petyr était son meilleur ami. Mek, lui, ne semble pas à son meilleur, il est pâle, verdâtre même, et sue abondamment, agrippant le pommeau de son épée à s’en blanchir les jointures. Abraham utilise la Rivière des Rêves pour lui prêter main-forte et l’empêcher de succomber à la présence qui l’habite, alors que D’Lan s’en prend à cette présence justement, la narguant afin de lui faire sortir sa furie.

Le résultat est double: Abraham a sans doute évité le pire alors que Mek reprend brièvement conscience et crie d’un ton sans équivoque “RECULEZ!” (causant la fuite de la plupart des spectateurs), en maîtrisant d’un grand effort pour que son premier geste ne sème pas la mort (qui aurait sans doute atteint Jacques). Par contre, le courroux de la créature se déchaîne et il fonce vers D’Lan, animé de ce sens du combat qu’on connaît bien à Mek.

Quelques coups sont échangés, tous hésitant un peu à attaquer le Jacker pour lequel ils ont tant de respect. La créature, une fois ses esprits repris, se lance et tackle durement Kymber à nouveau.

Kymber! Noooonnn!

S’écrie Abraham, bien conscient de ce qui vient de se passer. Kymber se relève à nouveau, Mek ayant perdu connaissance, et le combat arrive à un hiatus, où tout le monde se dévisage. On peut lire le regard fou et étranger dans les yeux de Kymber Reva.

Médiocres, vous êtes médiocres. Vous allez devoir vous plier à mes désirs et me laisser partir. Aussi, faites un bon examen de conscience, car comment croyez-vous que je sois arrivé à Hom si ce n’est que par la collaboration de l’un d’entre vous? Hahaha! Jurez-moi par la Déesse que vous chasserez J’Zell, je vous dirai qui est mon collaborateur, et vous me laisserez partir avec son corps. Vous êtes impuissants, j’ai l’avantage car vous tenez trop à cette enveloppe charnelle.

Pour illustrer son propos, il déforme la main de Kymber Reva, laissant percer les os au bout de ses doigts pour lui donner des griffes inhumaines. Comme pour souligner, le vrai visage de Kymber transparaît un instant, hurlant de douleur et suppliant de cesser cette torture.

Tout le monde hésite, mais personne ne cède… les divisions sont évidentes, Abraham considérant que c’est peut-être un sacrifice acceptable, mais Bejmin et D’Lan refusant de céder. Quand on arrive à une impasse, tout déboule: Abraham se jette sur Kymber dans l’espoir irraisonné “d’absorber” la créature, D’Lan et Bejmin frappent et blessent durement la créature, qui avait commencé à se aire “pousser” des ailes afin de s’enfuir. C’est un carreau de Bejmin qui met fin à sa course, l’envoyant le visage dans la poussière, immmobile.

Méfiant, D’Lan saisit un tisonnier et l’enfonce dans l’épaule du corps, sans causer de réaction. Personne n’ose y toucher. On a ensuite une idée, et on se saisit de “Cleb”, le chien d’un des résident de Junks, et on le pousse sur la dépouille. D’Lan lui tranche ensuite la tête, causant comme “un miroir qu’on brise” dans l’esprit de tous. Cela semble terminé… pour l’instant. Kymber Reva se réveille, souffrante, avec une main qui restera déformée.

Dehors, les Bannis continuent de festoyer, ignorants du drame qui vient de se produire, alors que les discussions à l’intérieur de Junks sont beaucoup plus sombres: un Banni a collaboré, il faudra le trouver, et beaucoup de gestes commis ce soir (par Bejmin et D’Lan en particulier) prendront du temps avant d’obtenir pardon aux yeux de tous.

L’hiver s’annonce long.

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5 - Le couteau à la gorge
Des choix déchirants

Les derniers échos du Rant mouraient doucement dans les cris, les supplications, les tirades et les invectives, et déjà Bejmin et Abraham discutaient du bien d’avoir “humanisé” Jacques au yeux des Bannis avec Hal Ninva, bien sûr mécontant qu’un tel symbole aie été “gâché”. D’Lan, de son côté, servait d’arbitre entre Chevon et Jonhur, ce dernier encore convaincu par ses Rêves que Jacques les mènerait à la gloire. D’Lan se fit tranchant:

Si on a à le suivre, on ne peut pas forcer cela. Ça arrivera au bon moment.

Mek étant revenu de Raid contre les Z’bri, c’est à lui que Bejmin s’adresse pour tenter de traquer (contre rémunération) la créature qu’ils ont brièvement aperçu la veille sur les berges du lac. Mek semble sur une bonne piste mais c’est Abraham, suivant la Rivière des Rêves, qui lui donne le coup de pouce nécessaire pour terminer la traque… jusqu’à la Cage, où a eu lieu le Rant. L’assassin était donc présent pendant le Rant, ce qui n’est pour rassurer personne.

C’est dans la bonne humeur et la festivité croissante que nos héros prennent une bouchée chez Barbier, quand Jacques s’enquiert des meilleures choses à faire pour faire la fête le soir même… il avoue que les Joshuan ne sont pas les plus fêtards parmis les tribus. Obsédés par la recapture du tueur avant que celui-ci ne re-frappe, on lui laisse entendre que d’aller cueuillir des histoires de chasse avec Mak et ses Jackers serait sûrement ce qui lui conviendrait le mieux, pendant qu’on retourne sur les lieux de la Cage pour tenter de “reprendre la piste au flair”.

Se doutant de plus en plus qu’il s’agit d’une “fusion anormale” d’un Z’bri avec autre chose, Abraham se concentre et fait appel au monde des Songes pour mettre le doigt sur une “Unité malsaine” qui serait présente à Hom. Assis les jambes croisées, fumant sa pipe, sa fumée serpente et avance vers la source de ce malaise… qui se trouve chez Barbier, à l’horreur de tous.

À l’intérieur, la scène est frénétique. Bejmin, observant que les meurtres précédents avaient été entourés d’histoires d’amour (ou de désir), se concentre sur les “couples” présents sur place. Il y en a trois: un couple peu connu de nos héros (Porelyn et Ivan), Sacha et Rolf, et Kymber Reva qui semble avoir du très bon temps avec Steeve (deux “e”). À un certain moment, Porelyn se lève et murmure quelque chose a l’oreille de Steeve, et quitte pour aller se soulager à l’extérieur, suivie de Bejmin qui se méfie.

Pendant ce temps, D’Lan voit Steeve se pencher et embrasser Kymber, qui semble surprise et s’y oppose un peu mais finit par céder. Bejmin voit Porelyn perdre connaissance à peu près au même moment que D’Lan voit Steeve s’effondrer.

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4a - Commentaires

Voici mes commentaires pour la partie!

- Le pace était différent, c’était voulu… j’avais beaucoup de choses à mettre en place pour la suite des choses, et la bonne nouvelle c’est que c’est maintenant fait, merci de votre participation.

- Vous n’utilisez jamais ça la Synthesis? (Moi non plus direz-vous :D ) J’ai hésité à vous le rappeller parce que je ne voulais pas affecter votre jeu, mais je crois que vous laissez clairement “de l’argent sur la table” :)

- J’étais fatigué, j’espère que ça n’a pas trop paru. Dans mon cas la différence c’est que j’ai l’impression de ne pas avoir pu insuffler le “pep” habituel à la partie. Je me reprendrai la prochaine fois.

Je suis TRÈS curieux d’avoir vos “more of”, SVP lâchez-vous lousse. Ça peut être des types d’action, certains aspects mécaniques, certains PNJs que vous appréciez ou voudriez plus voir, etc.

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4 - Le bruit du tonnerre à l'horizon
Mais que sera l'orage?

Les premiers pas de Jacquessur Hom sont sans histoire, et ce dernier est surpris du silence qui l’accueille alors qu’il traverse le Pont des Bannis pour être considéré lui-même comme banni, pour ce qui lui semble être une deuxième fois. Soucieux des implications de la présence de Jacques à Hom, leur premier arrêt ne se fait pas parmi les figures de proue de la politique tribale, mais vers le pendant calme et sage de Veruka, celle qu’on surnomme la Spectre.

Accueuillis par Simon, l’un de ses aides qui les mène à la Doomsayer, elle est contente de les voir, surtout D’Lan pour qui elle a toujours éprouvé de l’affection. Elle serre chaleureusement leurs mains de ses propres mains frêles à la peau si agée quelle en est quasi-transparente. À la rencontre de Jacques, elle s’étonne peu de la révélation de son existence.

Tiens, c’était donc vrai…

Elle s’excuse de ne pas pouvoir être de plus d’aide, mais confesse qu’elle n’a qu’un maigre sens politique. Sa vraie passion est avec la Rivière des Rêves. Elle mentionne aussi qu’Hom est en deuil: l’amoureux de Kymber Reva, Petyr, a été retrouvé assassiné et le choc est encore douleureux. Elle les remercie et les laisse avec leurs questions.

Par la suite, c’est Barbierqui les accueille avec un repas chaud et un peu de discrétion (aidée par l’alcool de qualité non-médiocre apportée par Abraham de ses voyages). Le repas se déroulait bien, mais Hal Ninva a jeté une douche froide en ayant avec eux une discussion qui ne laissait présager que les problèmes à venir. Bejmincommet un lapsus malencontreux et laisse couler que Jacques est en fait un Joshuan.

Jacques, vous êtes un symbole qui servira la 8e tribu.

Disait-il. Par la suite, Jacques craignant d’être seul, ils rendirent visite à Sachaet Rolf, qui manifestement n’avaient pas perdu de temps à laisser libre cours à leur amour. Au départ de leur résidence, un cri horrible les apostrophe: ils courent vers la Grande Roue et n’arrivent que pour être témoins d’une masse informe qui plonge dans le lac avoisinant, laissant un cadavre chaud que Bejmin essaie en vain de sauver. Il réussit tout de même à apprendre que l’homme suivait la silhouette d’une femme.

Ils prêtent ensuite visite à Kymber Reva, toujours en deuil. Elle leur offre des conseils plus pratiques: faire parler Jacques devant un Rant le plus rapidement possible, avant que sa légende ne soit hors de contrôle. Tous conviennent qu’ils parleront à Jacques.

Des curieux les attendent devant Junks, pour voir “le prophète” qu’on appelle Jacques, mais sont rebutés par D’Lan qui met clair qu’il ne s’agit pas d’un animal de cirque. Il est si aggravé qu’il va marcher pour se calmer les nerfs. Une voix sussurrante qu’il reconnaît comme celle de J’Zell lui parle, le mettant dans tous ses états. Il se fait promettre des informations sur les crimes par le Z’bri qui cherche à se disculper. Il quitte sans écouter ce que ce dernier avait à dire (chose que lui reprochera Abraham par la suite).

Le lendemain matin, l’un des bannis qu’ils avaient rebuté la veille est retrouvé mort, horriblement mutilé comme les autres. Ils traîneront cette image glauque jusqu’au Rant, qui début vers le midi à la Cage. Jonhuret Chevon, des Doomsayers, ont des opinion très antagonisés… le premier voyant un signe de prophécie et l’autre redoutant qu’on glorifie pour rien. Kyrt(un hérite) est sceptique. Abraham réussit à mettre une ambiance d’ouverture, dont Jacques profite pour expliquer son histoire. Les autres bannis auront pour lui par la suite le même respect, mais avec des attentes beaucoup plus réalistes. Hal Ninva fait tout de même bonne figure et réussit à en tirer un peu de gloire.

Ce soir, l’ambiance est festive à Hom comme cela arrive à l’occasion.

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3x - Interlude
L'Histoire de Jacques

Assis sur le bord d’un feu de camp, à la lueur des flammes dansantes, Jacques parle:

Je suis né dans un camp Z’bri… celui qu’on nommait “la Faillibilité de la Chair”, quelques années avant les révoltes. Mes parent sont morts dans les arènes de gladiateurs, horriblement déformés par leurs maîtres Z’bri pour offrir un meilleur spectacle, et c’est ma tante qui m’a prise sous son aile. Elle s’est elle-même retrouvée scarifiée jusqu’à en être méconnaissable lorsqu’elle s’est interposée entre moi et l’une des bêtes alors que j’en avais attiré l’attention avec un peu trop de bravade. C’était une bonne femme.

Il prend un lent souffle, et une gorgée de bouillon, et continue…

Au jour de la Révolte, j’étais aux premier rang, et j’aurais dû à bien des égards mourir ce jour-là. Mais ça n’a pas été le cas. La semaine qui a suivi en a été une de pure rage écarlate. J’ai encore un goût de cendre et de sang dans la bouche, et j’ai dû faire des actes horribles pendant ce temps, mais Joshua était un maître sans merci…. total.

À sa mort, c’est comme si on avait arraché mon âme de mon corps. Je n’ai à ce jour aucun doute de la traîtrise des autres tribus. J’en ai pleuré pendant des jours, et ai même pensé à m’enlever la vie. C’est celle qui deviendrait ma femme, Simone, qui a apaisé ma douleur et ma colère. Nous sommes partis, le plus loin possible, et nous avons fondé une commune sur les bords d’un magnifique lac, où nous avons passé notre vie heureux et vigilants, à troquer méfiamment avec les Squats et surveiller les Z’bri.

Il ramasse une branche et attise le feu, qui prend vie avec une vigueur surprenante qui se réflète dans ses yeux maintenant vitreux.

Puis, un jour, les bêtes ont rappliqué. Ils sont tous morts… Simone et mon fils Michel dans mes bras. J’ai fui.

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